Le parcours
Né à Paris le 28 novembre 1924, Maurice Obréjan grandit dans une famille juive, d’un père originaire de Roumanie et d’une mère originaire de Pologne. En 1925, il devient le premier « Bébé Cadum ». Pendant l’Occupation, déchu de la nationalité française, il s’engage dans la Résistance à l’âge de 17 ans avant d’être arrêté en 1942.
Interné à Drancy, il est déporté le 14 septembre 1942 par le convoi n° 32, avec sa mère, ses deux frères et sa sœur. Le convoi est dirigé vers Auschwitz, mais Maurice Obréjan est sélectionné pour le travail forcé lors d’un arrêt à Kosel et séparé de sa famille, qui poursuit sa route vers Auschwitz et ne reviendra pas. Il est notamment envoyé à Blechhammer, puis connaît les évacuations et les marches de la mort à la fin de la guerre avant d’être libéré en 1945.
Seul survivant de sa famille déportée, il revient en France après la guerre. Décoré pour ses actes de Résistance, il consacre également une partie de sa vie à transmettre son expérience de résistant et de déporté. Il publie en 2005 son témoignage, Un homme trois fois français. Maurice Obréjan meurt à Paris le 19 juin 2017, à l’âge de 92 ans.